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Qui êtes-vous ?

Nous avons une compagnie de théâtre à deux têtes. Il est allemand, elle est française, mais nous sommes citoyens du monde, essayant de vivre nos rêves et non de rêver nos vies comme disait Chaplin.

jeudi 27 août 2009

Il faut bien raconter toute l'histoire ...







Un peu honte de ce silence depuis le 22 juillet ...

Mais la fin du festival, St Rémy, le retour, les belles rencontres, tout cela fut tellement intense, prenant, et le temps n'est pas un élastique sur lequel on peut tirer à volonté, alors j'ai négligé le blog sans jamais le perdre de vue, en prenant des notes de voyage.

Pour celles et ceux qui nous ont fait l'amitié d'y venir chercher de nos nouvelles, je viens poser à leurs yeux la fin du périple.

Revenons en arrière.

Nous sommes donc vers la fin juillet, nous avons eu plein de visites surprises ou annoncées !
Isabelle et Jacqueline, amies ô combien liées à nous par le théâtre, Marc et sa petite famille, mes comédien(ne)s donc, et ma douce Anne avec Dom son amoureux et leur Luciano enchanteur et séducteur de deux ans, qui depuis le spectacle (vu 2 fois) aime les grenouilles, et Carole (ma "présidente" bien aimée) avec Thierry, qui débarquent et là ce fut une surprise non annoncée. Carole me téléphonant, juste après le spectacle de 16h00, pour savoir si nous étions loin du Palais des Papes avec la roulotte, ce que je trouvai un peu saugrenu comme question, et au fil de la conversation un peu surréaliste, m'est venue l'idée qu'il y avait anguille sous roche. En effet, ils étaient devant le Palais des Papes !!! Quel bon moment, ils sont restés une nuit.
Puis l'ami Christian et Anne sa femme, pas vus depuis 25 ans. Et Agnès, fille de l'amie chérie Anne-Christine partie pour ce mystérieux ailleurs cet hiver et qui l'an dernier pendant le festival se battait comme une tigresse contre la mort, Agnès donc qui sera la première à avoir dormi dans le lit d'amis du camping car, puis le lendemain on a retrouvé son père Denis avec Huguette sa seconde femme. Qui encore ? Yaël bien sûr, pour qui avec Marc nous travaillons "Couple ouvert à deux battants", que nous jouerons en novembre, rencontrée l'an dernier quand je jouais "Une femme seule", qui aima beaucoup mon travail et devint une amie. Et puis nous avons revu les habitués du Théâtre du Vieux Balancier où je jouais en juillet 2008.
Ce fut vraiment magnifique ! Sans parler des rencontres générées par les spectacles dans la roulotte. Une femme qui dit à la fin de "Marie des Grenouilles" qu'elle avait vu avec sa dame de compagnie que nous lui avions rendu ses 5 ans et nous fit porter par cette même dame, deux ou trois jours plus tard, une bouteille d'un très bon champagne.

Et puis vint la fin du festival et il fallut se dire au revoir, et enlever la roulotte de son écrin.

Pour lui dire au revoir nous avons invité Ahmed à un petit dîner au camping (il y était aussi) le dernier soir du festival, le 31, veille de son départ. Quel ami délicieux, il a joué dans la roulotte et y reviendra l'an prochain si nous y sommes. Son neveu, venu l'aider à tracter et à la régie, était déjà parti; Skan, encore une bien belle personne. Il reviendra de son Canada l'an prochain il a été si heureux à Avignon.
Au revoir aussi au gérant du restaurant, notre voisin de roulotte, adorable et à son personnel qui fut pendant tout le festival d'une grande gentillesse avec nous malgré un boulot énorme, je squattais parfois la terrasse pour me reposer entre deux spectacles et on m'apportait une grande carafe d'eau fraîche. Un heureux voisinage, alors on s'est dit à l'année prochaine.
Au revoir aux gardiens, toujours avenants.

Donc le départ.

Ce fut le dimanche 2 août, le matin à 7h30 pour éviter de bloquer la circulation.
Nous avions demandé à Nicolas, à l'origine du collectif 5€ et à Guillaume, qui a chanté dans la roulotte, de venir nous aider comme ils l'avaient fait à l'arrivée, mais Ahmed et Skan n'étaient plus là; nous n'étions plus que 4 au lieu de 6 et nous ne savions pas comment cela se passerait. D'autant que la roulotte devait sortir en marche arrière.
Tout se passa au mieux et ce fut le dernier au revoir, autour d'un café et des croissants une fois la roulotte sortie du square Agricol Perdiguier.
Nicolas et Guillaume partis il fallait prendre la route. Il était environ 11h30.

J'avais un début de gripette ou de rhume, en fait ce fut une petite bronchite que Nikolaus s'empressa de partager avec moi, nous partageons tout ! La fin du festival et la fatigue qui nous tombe dessus aidant nous étions un peu KO.
L'étape suivante était St Rémy de Provence. Grâce à l'amie Françoise (que de beaux moments passés avec elle et sa famille) la municipalité avait décidé de nous inviter du 5 au 8 pour jouer.
On avait prévu de poser la roulotte sur un grand parking près du camping le 2 afin d'y passer la nuit puis d'aller chez l'ami Christian dans le Lubéron le 3 pour revenir à St Rémy le 4 ou le 5, mais Nikolaus fut de plus en plus mal et les deux jours suivant ... KO et au lit ! Moi pas vraiment remise non plus, nous avons annulé ou peut-être seulement repoussé la visite selon la suite des événements.
Le 5 Nikolaus toussait encore mais pouvait reprendre du service et nous sommes allés au camping réservé pour 5 nuits. Ensuite, vers 17h00, la roulotte a trouvé sa place devant la mairie sous de beaux platanes.
Les arbres, des chênes à Avignon, ont été bienveillants en protégeant la roulotte de chaleurs extrêmes car même avec la clim cela aurait été intenable sans ombre.

Et puis nous avons joué, et ces spectacles à St Rémy de Provence resteront de très grands souvenirs, l'accueil de Françoise, son engagement qui a éveillé l'intérêt de la mairie, les spectateurs si heureux et mêmes des mariés qui se firent photographier devant et dans la roulotte, quels bons moments !!!

Nous y reviendrons et qui sait pourquoi pas, il en fut question avec l'adjointe à la culture, une tournée en août 2010 autour d'Avignon, dans différentes villes et villages, après le festival.

Il y eut pendant ces quelques jours d'autres visites d'amis, Carole, qui fait du théâtre avec moi, et son compagnon dans le spectacle lui aussi, avec le même jour l'arrivée surprise d'une amie de tant d'années et aventures, Bernadette, avec sa fille devenue une bien jolie jeune femme. Et tant d'autres rencontres. Je ne peux toutes les dire. Comme ce groupe d'américains, six, tellement sympathiques, l'un directeur de théâtre, l'autre comédienne, entre autres, et qui aimèrent tellement notre travail. Les cartes de visite ont été échangées. Puis un collectionneur de roulotte qui voudrait publier un livre en cours d'écriture dans lequel nous aurions notre place. Il nous présenta une photographe, Joanna, qui travaille avec lui et a fait trois séries de photos, sur deux jours.
Nous sommes allés chez lui le 10 mais cela viendra plus tard dans le récit.

Nous étions donc le samedi soir du 8 et il fallait bien partir.

La roulotte est revenue sur le parking de l'arrivée à St Rémy, vers minuit et demi. Nous l'y avons laissée le temps de notre escapadedans le Lubéron et à Uzès.
Nous avons d'abord dormi une dernière nuit au camping et sommes partis le matin du dimanche 9 chez Christian et Anne, dans leur magnifique maison bâtie par Christian (il est architecte) il y a quelques 10 ans, où nous avons passé une soirée délicieuse, puis le lendemain en route vers Uzès chez Pierre voir ses roulottes.

C'était parfait. Enfin jusque là.

Repartis plus tard que prévu lundi 10 août, en fin d'après-midi, Nikolaus a constaté que les freins, roue gauche du camping-car, étaient à changer d'urgence. Impossible donc de rentrer comme prévu le 10.
Revenus à St Rémy (en freinant avec le frein à main ...) où nous attendait la roulotte, il a commencé par démonter les roues pour sortir les plaquettes afin d'en avoir le modèle, espérant en trouver dès le lendemain matin à Avignon.
Moi, pour ne pas le déranger, j'ai voulu installer la lourde table du camping-car, ça a 30 ans et les allemands construisent solide (quand on roule elle est repliée et posé sur le siège). Mais, trop lourde je l'ai lâchée et pour la retourner j'ai fait une fausse manoeuvre qui a déclanché le mécanisme du pied en métal et PAF !!! comme un diablotin s'éjectant de sa boîte le pied s'est déplié avec force m'a démoli le nez !!! Du sang partout, une douleur terrible ... et je ne voulais pas déranger mon amoureux ... c'était réussi !
Pas d'hôpital à St Rémy alors on a mis (ne riez pas !) le seul truc frais à portée de main sur mon nez : un paquet de mozzarella qui était au frigo. J'ai quand même vu 36 chandelles pendant un moment.
Et j'appréhendais un peu les 800km de conduite soleil sur le nez.

Le lendemain Nikolaus a réussi à trouver les plaquettes et à peine avait-il commencé la réparation que Pierre nous appelait pour nous annoncer que l'on avait oublié la ceinture de Nikolaus (avec papiers, et tout et tout) chez lui. La cerise sur le gâteau.
Je passe les détails mais on a encore découvert (on c'est Nikolaus) que le système de freinage entre le Unimog et la roulotte ne fonctionnait plus et il a fallu trouver un bout de tuyau pour remplacer celui, troué, qui était la cause de la panne. Si on fait un remake de Mac Gyver j'envoie Nikolaus au casting !
Et quand tout fut en ordre de marche, il a fallu aller récupérer la dite ceinture, et ce vers 20h00 ...
C'est enfin ce mardi soir vesr 21H30 que le départ fut donné. Nous n'avons roulé que 50km mais nous étions sur la route.

Le mercredi matin on reprit la route à 9h15, sur la N7 ça roulait très bien. On a donc bien roulé et longtemps pour rattraper le jour perdu. On a pu faire des courses, et remplir les réservoirs. Au super marché une image me reste : j'attendais Nikolaus quand une voiture vient se garer à côté du camping-car, un monsieur souriant, débonnaire, en sort et prend un chariot pour aller faire ses courses. Bon c'est pas tellement extraordinaire, me direz-vous comme image; juste que la voiture garée était une Rolls Royce Silver Shadow noire, splendide. Petite je voulais faire un camping-car dans une vieille Rolls Royce ...

On dormira après avoir contourné Lyon, quitté la N7 après Vienne pour la N86. On passera par Tassin la demi Lune, un régal ce nom ! Et on dormira sur un beau et grand espace de repos.

C'est reparti le jeudi à 9h10. RAS. On roule aussi longtemps et bien. On dort sur un grand parking juste à côté d'une famille de gitans avec lesquels nous sympathisons, ils sont de Sarrebourg, presque des voisins, le lendemain matin tout le monde visitera la roulotte que l'on ouvre pour eux. L'un d'eux 33 ans a l'air un peu triste. Il nous dit que son grand regret est que ni lui ni son fils de 14 ans ne savent lire. Mon sang ne fait qu'un tour, cet hiver rendez-vous est pris pour trouver le moyen de se voir. Il est ravi et nous donne ses coordonnées. Je leur apprendrai donc à lire.

On repart le vendredi matin à 9h30, en même temps qu'eux mais ils seront à Sarrebourg avant nous !
On roule bien. Pause de midi sur une aire en bordure de route mais bien ombragée au sortir de Liffol le petit, pas mal non plus comme nom de village; on repart à 13h40.

Pendant tout le voyage je fais le poisson pilote, j'avance de 10km et j'attends mon amoureux, quand la lune clignotante du Unimog pointe dans le rétro je repars sauf si Nikolaus fait des appels de phare, c'est le signal pour dire : reste, je dois m'arrêter.

Donc je l'attendais quand à 14h30 le téléphone sonne. Il a un problème : la pédale d'accélération du Unimog reste au plancher et ne remonte pas quand Nikolaus lève son pied !!! Le ressort métallique chargé de cette fonction n'est plus là ... perdu ! Il a dû s'arrêter au bord de la route (pas le ressort, Nikolaus).
OK je fais demi tour.
Après avoir farfouillé dans le coffre du camping-car il en extrait un tendeur élastique dont il fixe
les crochets à la place de ceux du ressort, en entortillant l'élastique de façon à ce que ça fasse ressort et ça marche ! En cinq minutes c'est reparti ... quand je vous dis que cet homme est rare et précieux.
Mais, hélas l'élastique ça se ramollit à la chaleur et là au contact du moteur, malgré un bout d'isolant glissé pour l'éviter, eh bien le tendeur tout mou ne fait plus du tout ressort.
Nikolaus me rappelle, je refais demi tour mais en route je vois un garage Renault, et un des mécaniciens à qui j'ai exposé le problème, trouve un ressort pouvant peut-être faire l'affaire. Ravie je retrouve Mac Gyver content de mon initiative et ça marche. C'est reparti !
Ah ! J'oublie un détail ... Chaque fois que l'on s'arrête le girophare posé sur le toit du Unimog s'arrête aussi mais ne se remet pas en marche tout seul, il faut que Nikolaus bondisse sur le toit de la machine, ouvre le girophare, tapote et relance le truc qui tourne, puis repose le couvercle orange ... Faut quand même pas que ce soit trop facile non plus les voyages sinon j'aurais quoi à vous raconter, hein ???
En repartant je m'arrête au garage pour offrir un petit paquet de calissons d'Aix achetés au cas où ... Le garagiste est ravi, il n'avait pas voulu que je paye le ressort.

On a perdu presque une heure.
Mais comme on aimerait ne pas avoir à rouler le samedi on ... fonce !
Ainsi avec nos dernières forces et après une pause repas à 20km de la maison, à Phalsbourg, on n'en pouvait plus, et après quelques 15 heures de route nous sommes enfin arrivés vendredi peu avant minuit à Petersbach où Simon nous attendait ... pour qu'on lui fasse une bonne petite bouffe !!! Il en rêvait depuis un moment, resté seul à la maison il avait fini les réserves ...

C'est donc entre le 1er juillet et le 15 août que l'escapade provençale eut lieu.

Nous sommes rentrés comblés et plein de projets. Le sud nous manque un peu quan même.

Mais les ateliers vont reprendre, les spectacles aussi, il y a du boulot avec "Couple ouvert", n'est-ce pas Marc ? et en conclusion je dirai que le théâtre est un moteur qui ne tombe pas en panne et nous fait avancer à un rythme humain d'une richesse rare.

A toutes et tous qui avez participé de près ou de loin à l'aventure, merci !

Mais je crois que je reviendrai poser ici mes humeurs au fil de l'année.

mercredi 22 juillet 2009

Coucou du soir ... bonsoir

Merci Marc de ton message.
La récolte de bons souvenirs pendant ce festival continue. Amis d'amis qui passent dire qu'on leur a parlé de notre travail, heureuses rencontres, tractage en femme sandwich entre deux affiches et en musique autour du quart de queue (le piano) de Jérôme vers 20h00, avant e rentrer au camping.
Mais avant, a la séance de cet après-midi, des parents allemands voulaient absolument que leur deux petites filles voient notre spectacle mais comme elles ne parlaient pas le français Nikolaus a raconté, juste avant qu'elles n'entrent dans la roulotte, l'histoire en allemand. Elles ont été tout à fait heureuses et ont compris l'essentiel ! Ils viennent de Saarbruck ... le monde est petit ! Nous les reverrons dans la roulotte en décembre à Sarreguemines.

Nous avons trouvé une boulangerie qui fait le sandwich "crise" : 1 sandwich+une boisson (nous c'est Perrier) 3€. Ça dépanne si l'on est trop crevés pour rentrer au camping pour manger entre les deux spectacles.

Cet après-midi une dame entre dans la roulotte où nous nous reposions, et demande l'air perdu : Mais c'est par là les toilettes ???" "Non madame ici c'est un théâtre" "Ah, je me disais bien aussi !"

Côté potins :
Une polémique anime les paroisses. L'archevêque a fait une conférence de presse pour se plaindre que des comédiens puissent porter atteinte au dogme et à la religion catholique, en effet dans un spectacle on jongle avec la croix (dans un autre on se masturbe et finit à poil mais ça ne trouble plus les gens d'églises qui font pire parfois). Les temps sont à la bondieuserie.

Bon je crois que pour ce soir je suis vannée.

Que la nuit soit belle à tous.

mardi 21 juillet 2009

Nous sommes toujours là !!!






J'ai un peu abandonné le blog faute de temps.
Ici les spectacles et rencontres éloignent du clavier !
Nikolaus est venu rajouter les deux articles e journauxoù l'on voit nos trombinettes et la roulotte.
Et puis c'est un peu la routine après la grande expédition du voyage et la pittoresque installation de la roulotte.
J'ai l'impression que rien ne sera aussi épatant à raconter !!!

Mais j'ai envie de dire deux mots de ce train train presque ordinaire.
Tout va très bien. Le soleil est généreux, les cigales volubiles, les tomates délicieuses et les abricots succulents, sans parler des melons ...
Si ce n'était le spectacle, deux fois par jour quand même et la fatigue que cela engendre, on se croirait presque en vacances.

Donc, le spectacle plaît et l'on sort de la roulotte enchantés, nus et les spectateurs.
C'était une idée formidable de venir en escargots, avec notre théâtre sur le dos. Personne d'autre sur le dos que la roulotte que la roulotte ... c'est génial par contre !!!
Certains saisiront l'allusion ...
Nous recevons chez nous. Nos hôtes le sentent bien et passent du temps après le spectacle à discuter. Et puis faire un tarif unique à 5 euros est une belle initiative, le collectif est solidaire et les gens ravis de ces 39 spectacles à 5 euros proposés dans notre programme ... un off du off en quelque sorte.

Aujourd'hui nous avons rencontré une programmatrice qui a beaucoup aimé Marie des grenouilles et veut organiser une tournée avac la roulotte dans le Var ... On va penser à des dates car l'on ne peut faire un tel voyage pour 3 jours. Peut-être en janvier ?
Un autre programmateur dans l'Ain veut aussi nous faire venir pour un festival.

Nous sommes heureux de ces rencontres aimables.
Les autres comédiens du collectif sont très chouettes.
Deux autres artistes sont dans la roulotte, un jeune auteur compositeur interprète de Carpentras, Guillamume Giraud, et un conteur belgo-tunisien Ahmed Hafiz.

Outre les spectacles que nous faisons, et les leur, nous en avons vus quelques uns et l'un d'eux a été un grand plaisir. Un beau texte de Lacarrière joué avec une grâce et une intelligence inouïes par Miche Bizot, comédien parisien, interprète fin et élégant de ce texte subtil, fort, drôle et poétique.
Par contre grande déception avec un "Couple ouvert à deux battants", de Dario Fo, bien décevant. Il y a une autre mise en scène de ce texte que j'irai voir si nous en avons le temps.

Il y a un "Pasiphaé ou comment on devient le mère du Minautore" de Fabrice Hadjadj qui est, dit-on, remarquable et que je veux aller voir. Et puis j'attends avec impatience lundi prochain, le 27, car nous allons écouter la vertigineuse Anna Prucnal qui présente son nouveau récital. Cette femme engagée, est une actrice et chanteuse époustouflante, qui met la peau en émoi, fait courir des frisson à l'échine et je l'aime autant chez Fellini (elle apparaît dans La cité des femmes, c'est bien le mot, une apparition) que sur scène chantant des textes toujours puissants servi par cette voix si particulière, ou au théâtre disant Cocteau ou les monologues du vagin. Femme superbe.
Rare. Je vous raconterai le récital.

Et puis, bien sûr, j'ai fouiné dans une librairie théâtrale qui ouvre ses portes à Avignon pendant le festival, ordinairement basée à Nice, et j'ai commencé à faire mon marché pour la rentrée. J'ai deux demandes de collaboration pour diriger deux ateliers dans un lycée et un collège intéressantes, mais c'est surtout pour mes ateliers que je me décarcasse à trouver de beaux textes. Je pense à vous, ceux qui en faites partie et me lisez.
Loin des yeux ... près du coeur !

Il y eut aussi l'arrivée samedi de Jacqueline et Isabelle qui sont ici jusqu'à jeudi soir.
Leur hôtel est à 20 minutes du centre mais le premier jour ce fut presque une épopée pour y arriver. Je les y ai accompagnées, je ne voulais pas les perdre ! Puis retour au camping, je n'ai jamais tant marché que depuis ce festival. C'est bien pour la ligne !!!
Elles se régalent voient plein de choses, font de belles rencontres, et c'est un grand plaisir de les avoir quelques jours ici.

Il y a dans cette ville un curieux mélange de culture et de misère.
Un nombre non négligeable de jeunes gens avec chiens qui vivent de rapine, de fonds de poubelles, si jeunes parfois et tellement paumés.
Une foule étrangement mêlée comme faisant partie de la mise en scène incontournable du spectacle de la rue avignonaise de juillet.

Dans la nuit de dimanche à lundi, le 13 juillet, le fondateur du off, André Benedetto, est mort subitement. Il aurait eu 75 ans le lendemain. Poète et auteur, comédien et dérangeur, franc tireur dit-on dans l'Huma, il avait pris la direction du off depuis sa création.
Un hommage lui a été rendu par les comédiens. Au fond il est mort en plein mouvement, une de ses pièces au programme.

Je reviendrai demain ... et laisse un petit album photo de l'arrivée de la roulotte.

PS : Bon comme il faut un peu de piquant la machine met les photos de 5 à 1 et non dans l'ordre, il faut donc regarder de la dernière à la première pour voir l'avancée chronologique de la roulotte et en plus c'est en haut et pas en bas du texte ...

lundi 20 juillet 2009

mercredi 8 juillet 2009

Premier jour de festival


8 juillet. Mercredi.

Rencontres, tracts et deux beaux premiers spectacles, c'est vraiment bien d'être là !
Pour Marc un merci particulier, oui à 16h00 nous étions dans la roulotte, qui a un franc succès, même auprès des personnes qui ne viennent pas pour voir un spectacle. On y rentre, on y bavarde, on y parle de notre métier avec des gens curieux d'en savoir plus, et ce partage de la passion du théâtre est vivifiant.
Contrairement à l'an passé nous nous sentons bien dans ce festival 2009, légers et heureux d'y être.
Le collectif auquel nous avons adhéré "Le off à 5€" est composé de personnes enthousiastes et généreuses qui aiment ce que nous faisons et nous ont accueillis avec égard et gentillesse.

Le matin de l'installation tous étaient là à 7h30, pour aider à placer la roulotte, comme ils l'avaient promis. Accueil en fanfare de la roulotte sous l'oeil du responsable de mairie qui avait rédigé l'arrêté municipal autorisant la venue de la roulotte dans le square, il était un peu dubitatif quant à la possibilité de la mettre où cela était prévu !!! Il a fini par se prendre au jeu et donner gentiment des conseils ... attention ... un peu plus à droite ... les roues ne tournent pas le frein doit être bloqué ... Ce fut quand même un truc incroyable de faire entrer la roulotte dans le square ! Nikolaus en a fait des cauchemars la veille de l'installation.
Et donc nous y sommes arrivés.

Elle est sous deux grands arbres qui la protègent du soleil et du coup avec la climatisation il n'y a vraiment aucun problème. Sans les arbres, compte tenu des températures qui sévissent, ce serait certainement plus périlleux.

Lundi et mardi installation, répétitions des deux artistes qui se produisent dans la roulotte.
Cet après midi un des deux artistes qui jouent dans la roulotte, Ahmed Afiz, nous a offert un gros bouquet de roses. Le camping-car en est tout transformé.

J'aurais aimé voir le spectacle sûrement très beau d'Amos Gitai, dans le In, "La guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres" avec entre autres Jeanne Moreau, mais depuis le mois dernier plus de places. Je regrette.

Demain je ferai des photos pour le blog.

mardi 7 juillet 2009

Jour J -1 avant le début du festival

Mardi 7 juillet, 9h. Demain début du festival.
Après le petit déjeuner et avant d'attaquer une journée d'affichage je pose la suite et fin de notre voyage.

J'en étais restée au 2 juillet.
Après la sieste nous sommes repartis à 14h00. Dans le camping-car ça chauffait et j'imaginais que Nikolaus dans le Unimog devait cuire ! Je ne sais pas comment il fait pour garder sa bonne humeur, il est tellement heureux de ce voyage qu'il sublime. Nous somme vraiment faits pour l'aventure, fut-elle inconfortable et difficile. Je me pose à un rond point pour attendre mon amoureux. Bourbonne les Bains, station Thermale. Une énorme pancarte annonce : Casino de Bourbonne les Bains. 70 machines à sous. Jeux de table. Restaurant Le Capucin. Cinéma. Discothèque. Séminaires. Réception (pourquoi pas de S à réception ...) Dîners spectacle (on pourrait proposer nos services, Avanie & Framboise à Bourbonne les Bains ça fait chic !) Finalement non, on ne va pas y aller ! Nikolaus arrive et c'est reparti.
En chemin, on s'arrête dans un bricomarché, notre girophare posé sur le crâne du Unimog étant hors d'état de girer. Trop cher, on ne fera que quelques courses, le Nutella de Nikolaus ayant été oublié à la maison. Un petit thé et ça repart. On trouvera un girophare à un prix acceptable qui fonctionnera ... 1 jour !!!
A partir de 19h il fait un peu moins chaud et on roule jusqu'à 21h30. On trouvera une aire dite de repos ... à l'est la voie de chemin de fer très passante, à l'ouest la route nationale très empruntée et au-dessus des avions volant bas ... Bonne nuit !!!

Vendredi matin 3 juillet, après une nuit réparatrice, les voitures les trains et les avions n'ont pas eu de prise sur notre fatigue et nous sommes tombés dans le sommeil sans qu'aucune insomnie ne vienne me titiller, je devrais vivre sur les routes, nous avons juste un peu de mal à bouger. Le dos et les épaules souffrent.
Nous avions dormi à 15 km de Dijon. Nous passerons dans une vingtaine de Km à Gevrey Chambertin. Mais pas le temps de faire les caves, dommage.
J'ai une pensée amusée pour mon beau-frère Stéphane à qui il arriva une aventure mémorable avec un grand cru de ce genre, dans une restaurant sur le retour du Portugal ... Il saura de quoi je parle.
Il fait un peu gris et ce serait bien que cela continue, me dis-je alors. Mais ce ne fut que passager, nous n'éviterons pas le sauna dans les véhicules.
A 8h30 on "fait la route", pour contourner Dijon Nikolaus passe devant avec le GPS, car il a plus de contraintes que moi et choisit le chemin qui convient le mieux à la taille de la roulotte.
On part à 9h00, km 157651.
Pause à 13h00, 51km avant Mâcon. En 4h1/2 nous aurons parcouru 98km, ce n'es pas mal ... 21km/h ... on dépasse les 20 prévus !
Quelle route ... celle des grands crus en pagaille : Château de Gilly, Morey St Denis, Clos Vougeot, Nuits St Georges, Meursault ... Je fais quelques photos en attandant que Nikolaus me rattrape. Pause à 13h00. Nous sommes à Saint Loup de Varennes, c'est là que Nicéphore Niepce inventa la photographie et où il murut le 5 juillet 1833 il a presque jour pour jour 176 ans. Un grand musée que nous n'avons pas le temps de visiter lui est consacré.
Nous repartons à 15h, Km 157751 (chiffre amusant). Ça roule bien.
On se repose un peu vers 19h30 juste avant Lyon, et on galère pas mal pour sortir de Villefranche sur Saône, direction Givors pour éviter Lyon, et ensuite la nationale 7 qui bouchonne. Fatigués on se pose sur un parking minable. On dormira assez mal juste au bord de la nationale très bruyante. Sans doute pas assez fatigués !

Samedi 4 juillet vers 9h on se fait un petit muesli. Pour le spectacle d'Avanie et Framboise, à Sarreguemines le week-end passé, pour la St Paul, Nikolaus avait acheté des bananes, j'en avale une par spectacle, et il en rtait deux. J'ai acheté du meusli et des yaouths pour les bananes mais nous avons mangé les bananes hier et donc le meusli sera aux pommes. La vie est une aventure !!!
Sur la route Nikolaus enetnd un drôle de bruit dans le Unimog et il s'est arrêté, me téléphone pour que je fasse demi tour. Huile etc. pause car on avait roulé 70km et ça repart.
Après avoir perdu retrouvé et reperdu puis enfin reretrouvé Nikolaus dans de rigolotes tribulations, nous arriverons à 20km d'Avignon pour dormir sur la place d'un joli petit village et le lendemain matin prendrons la route vers 11h00 pour arriver ravis le dimanche matin 5 juillet au camping Bagatelle place 166. Je précise pour les éventuels visiteurs. Le lundi matin fut consacré à l'installation de la roulotte Suare Agricol Perdiguier mais c'est une autre histoire ...

lundi 6 juillet 2009

Nous sommes arrivés ... notes de voyage



Lundi 6 juillet, la roulotte est posée comme une princesse, depuis ce matin, dans la square Agricol Perdiguier.
Sophie, Marc et mon petit frère tant aimé, Xavier, ont mis le bout de leur nez dans les lignes de ce début de blog. Je leur donne la suite et à ceux qui viendront lire encore.

Tous les jours, pendant les 5 jours de voyage, faute de connection internet, j'ai pris des notes pour ne rien oublier, et voici posées ici les premières impressions de ces 5 jours terriblement fatigants mais tellement émoustillants.

Je me dis que j'ai une chance folle de partager mes rêves avec Nikolaus.
Volà donc ce qu'il advint ...

Nous partîmes 500 ... non je m'égare, c'est Avignon qui me met dans le théâtre !

Nous ne partîmes que deux. Et deux nous arrivâmes.

Le 1er juillet fut un jour difficile car nous n'arrivions pas à partir, il restait encore trop de choses à faire et ce n'est qu'à 19h00 que le départ fut donné. Petersbach-Lunéville.
Il est décidé que je ferai le poisson pilote. Avec le Tom Tom (mon neveu s'appelant Tom je trouve le nom de ce GPS très bête pour une machine, Tom c'est Tom pas tom tom, bref ce n'est pas le sujet) donc devant je serai, avec la machine, j'ouvrirai la route mais vous verrez que ce n'est pas toujours de tout repos de suivre une machine parlante.

Premier arrêt à Phalsbourg pour attendre la roulotte. Nikolaus apparaît plus vite que prévu et me double en trombe à au moins 25km/h. le fou !!! Il a un sourire jusqu'au oreilles et je me dis que c'est bon d'aimer cet homme là. Nous prenons la voie rapide (autorisée sur ce tronçon aux tracteurs, d'ailleurs il n'y a bien que la voie qui est rapide, nous gardons notre vitesse moyenne de croisière qui est 20 à l'heure). Nous nous arêterons pour la nuit à 9km de Lunéville après avoir pris de l'essence. Un beau parking au calme avec un peu de verdure pour le pipi canin. Dîner léger et on se couche.

2 juillet.
Réveil à 7h00, thé pour lui café pour elle. Fruits. Les abricots nous inventent le soleil en bouche. Je sors le chien et Nikolaus prépare le départ, petite vaisselle etc.
Départ à 8h00, le compteur du camping car indique 157400km.
Arrivés à Charmes big bazar. Le GPS intime l'odre de tourner à gauche, Nikolaus veut aller tout droit et on s'arrête pour décider du chemin à prendre quand soudain, alors que je regagnais le camping car j'entends Nikolaus crier, je rebrousse chemin pour savoir ce qui se passe, il gasticule de façon anormale, me montre la direction du camping car, alors je me retourne et vois le chien à moitié sorti par la fenêtre conducteur prêt à sauter sur la route pour nous rejoindre alors que deux voitures arrivent, s'il saute c'est l'accident assuré ! Je cours et il prend un bon coup de l'atlas routier, que j'avais en main, sur la tête. Ça coupe net ses ardeurs et Nikolaus recouvre son calme ! Ouf !!!
A midi et demie nous avons parcouru 114km. C'est bien. Nikolaus est trempé, dans le Unimog il se sent comme une écrevisse dans un court bouillon. Sieste bien méritée.

Mais ce soir c'est moi qui suis sur les rotules.

Je reprendrai le fil du voyage demain.